Sorti un... 25 Juillet : "Back in Black" de AC/DC (1980, Atlantic Records)

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Après la disparition tragique de son chanteur Bon Scott le 19 février 1980, l’une des morts les plus stupides de l’Histoire du rock (étouffé dans son vomi après une cuite monumentale dans un pub londonien), il n'aurait pas été surprenant de voir AC/DC se séparer. Après tout, comment quiconque aurait-il pu égaler, surpasser ou même compléter les prouesses vocales de Bon Scott ?

Avec le recul de ces 45 dernières années, nous pouvons tous affirmer que Brian Johnson a réussi cet exploit et s'est révélé être le remplaçant idéal. Cela dit, il est essentiel de se souvenir de Bon Scott comme d'un chanteur incroyable à la personnalité hors normes, qui a joué un rôle clé en préparant le terrain pour ce qu'AC/DC allait devenir : un véritable monstre sacré du hard rock, capable de séduire tous les publics.

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Publié le 25 juillet 1980, l’album “Back in Black” constitue non seulement une étape majeure dans la carrière d’AC/DC, mais aussi un moment clé de l'histoire du rock. Cet album rend hommage à Bon Scott, le regretté chanteur du groupe, et marque les débuts de Brian Johnson au chant. Ce qui frappe dès la première écoute, c’est la résilience du groupe qui transparaît dans chaque riff électrisant et chaque parole percutante.


Sur le plan musical, “Back in Black” est une véritable leçon de hard rock. L'album s'ouvre sur les cloches emblématiques de “Hells Bells”, instaurant une atmosphère sombre et menaçante qui laisse place à l'un des riffs de guitare les plus reconnaissables de l'histoire du rock. Le morceau-titre “Back in Black” offre un mélange parfait d'énergie brute et de production soignée. Son riff, à la fois accrocheur et puissant, est devenu une signature sonore du genre.


Enchaînant à la suite de cette masterpiece, “You Shook Me All Night Long”, avec son refrain contagieux, illustre la capacité du groupe à allier hard rock et attrait grand public, s'imposant comme l'un de leurs plus grands succès et l’un de mes morceaux favoris d’AC/DC, que je ne peux m’empêcher de fredonner chaque jour. Mais il est difficile de ressortir seulement 2 ou 3 titres de ce disque, tant - presque - tous les morceaux sont un sans-faute. Ainsi, “Shoot To Thrill” est un titre monumental, un hymne de stade en puissance, là où “Givin The Dog A Bone” & “Let Me Put My Love Into You” perpétuent ce son rythmé et entraînant, passionnément bluesy, qu’aimait tant Bon Scott.


L'originalité du groupe mené par les frères Young réside dans son attachement indéfectible à son identité sonore. Alors que de nombreuses formations expérimentaient des influences new wave et punk, AC/DC est resté fidèle à ses racines, livrant un album résolument rock n’ roll. La simplicité de l'instrumentation, portée par le jeu de guitare enflammé d’Angus Young et la batterie métronomique de Phil Rudd, confère aux morceaux une puissance et une intemporalité intactes.

« Un manifeste de survie, de triomphe et un témoignage éclatant de l’esprit indomptable du rock des frères Young »

Toutefois, la création de ce disque fut semée d'embûches. Le groupe pleurait encore la disparition de Bon Scott et devait relever le défi de poursuivre l'aventure avec un nouveau chanteur. Brian Johnson avait la lourde tâche de succéder à une légende, mais sa voix éraillée et son dynamisme scénique ont rapidement conquis les fans. L'enregistrement lui-même fut éprouvant : le groupe a travaillé sous la chaleur écrasante des Bahamas, luttant à la fois contre le climat et contre le poids émotionnel de la perte récente de leur camarade.

Credits Photo : @ Benzine Mag

Malgré ces obstacles, “Back in Black” a connu un succès commercial immédiat, comptant désormais parmi les albums les plus vendus de l’histoire, avec plus de 50 millions d'exemplaires écoulés à travers le monde. Sa longévité témoigne de son attrait intemporel : ses titres continuent de dominer les ondes des radios rock classiques et son influence se fait sentir chez d'innombrables groupes ayant suivi. “Back In Black” n'a besoin ni de grands discours ni même de toutes les critiques du monde, fussent-elles élogieuses, pour s'imposer : c'est un classique intemporel. Certains le considèrent comme le chef-d'œuvre absolu d’AC/DC. Ce qui est certain, c’est que la grande force de ce disque réside dans la cohérence de l'expérience qu'il propose.

Il va sans dire que le groupe et Brian Johnson méritent tous les éloges pour avoir accouché d’un tel chef-d'œuvre, mais l'équipe de production - Robert John « Mutt » Lange en tête - a veillé à ce que “Back in Black” marque une nouvelle étape dans l’évolution d’AC/DC et constitue la suite parfaite de “Highway To Hell” (dont vous pouvez retrouver notre chronique ici). En définitive, “Back in Black” n’est pas seulement un album. C’est un manifeste de survie, de triomphe et un témoignage éclatant de l’esprit indomptable du rock des frères Young. AC/DC a su transformer une tragédie personnelle en un disque qui allait définir un genre - l’un des plus grands disques de l’histoire du hard rock - et s’assurer au passage une place parmi les plus grands groupes de rock de tous les temps.

“Back In Black” d’AC/DC, LP 10 titres sorti le 25 juillet 1980 chez Atlantic Records


Tracklist :

1. Hells Bells (5:12)

2. Shoot To Thrill (5:18)

3. What Do You Do For Money Honey (3:35)

4. Givin The Dog a Bone (3:32)

5. Let Me Put My Love Into You (4:16)

6. Back In Black (4:16)

7. You Shook Me All Night Long (3:30)

8. Have a Drink On Me (3:59)

9. Shake a Leg (4:06)

10. Rock And Roll Ain’t Noise Pollution (4:15)




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Credits Photo : @ Townsquare Media


Bibliographie : Pitchfork, NME & Rolling Stone Magazine


Manu, pour le R.A.S.

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