Sorti un... 24 Février : "Physical Graffiti" de Led Zeppelin (1975, Swan Song Records)
![]() |
| Credits Photo : © Dick Barnatt |
Au fil de la riche histoire du rock, nombreux sont les groupes qui ont tenté l'expérience du double album. Pink Floyd et les Beatles s’y sont frottés et en sont ressortis vainqueurs, George Harrison a même triomphé en 1970 avec son triple album “All Things Must Pass”. Le 24 février 1975 sortait l’un des doubles albums qui marquera durablement le monde du rock : “Physical Graffiti”, considéré par beaucoup comme le chef d'œuvre de Led Zeppelin avec ZoSo, c’est-à-dire “Led Zeppelin IV”.
A peine remis des rafales de rayons cosmiques d'un “Houses of The Holy” parti explorer le multivers musical sans entrave, les mélomanes tendront l’autre joue avec ce “Physical Graffiti”. D'entrée, l'annonce est claire : retour au gros rock, avec une rythmique en béton armé et un Robert Plant rauque à souhait. Bref, le son qui a fait la renommée du dirigeable depuis son 1er album en 1969.
![]() |
| Credits Photo : © Rolling Stone Magazine |
On peut citer notamment “Trampled Underfoot”, un morceau funky et entraînant porté par les claviers de John Paul Jones, qui ne manquera pas de vous ravir, ou encore “In My Time Of Dying”, épopée de plus de 11 minutes clairement influencée par les légendes du delta blues, qui part en crescendo explosif et sur laquelle Jimmy Page régale à la slide guitar avec un bottleneck prodigieux et glaçant. Et si vous êtes fan des précédents morceaux de Led Zeppelin comme “Heartbreaker” et “Black Dog”, vous serez comblé, tant “Night Flight”, “The Wanton Song” et “Sick Again” sont de véritables bombes, avec leurs riffs de guitare incisifs et la batterie percutante de Bonzo (aka John Bonham). Si “Boogie With Stu” et “Black Country Woman” se révèlent être des titres fort dispensables au regard des pépites qui jalonnent ce disque, “Sick Again” clôt ce double album en beauté et nous fait regretter que Led Zep n’ait pas eu la même audace avec “Physical Graffiti” que George Harrison en son temps avec “All Things Must Pass”...
A l’issue de l’écoute de cet opus, on n’oubliera pas de s’attarder sur sa magnifique pochette représentant 2 immeubles new yorkais situés au 96 et 98 St Mark’s Place. Une adresse encore copieusement visitée et photographiée aujourd’hui car, outre Led Zep, les Rolling Stones l’ont également mise à l’image dans le clip de leur chanson “Waiting On A Friend” en 1981. Les fenêtres sont ajourées pour laisser entrevoir différentes choses selon le disque que l'on insère dans cette pochette/boîtier en carton, fidèle à l'original de 1975. Une fois encore, Led Zep offre une complétude aboutie en alliant le musical et le visuel. Superbe.
![]() |
| Credits Photo : © Rolling Stone |
Mais si plus de 50 ans après sa sortie “Physical Graffiti” est encore au coeur de nos préoccupations, c’est avant tout pour la virtuosité de sa musique. Il s’agit d’un album d’exception, où l’on trouve des morceaux de heavy rock puissants, des ballades douces et mélancoliques, des titres heavy metal percutants aux influences orientales, et des morceaux acoustiques. Ce double album est un disque qui voit Jimmy Page au sommet de sa forme productive et sur lequel Led Zeppelin exprime toute sa grandeur et son alchimie, en symbiose parfaite. En somme, “Physical Graffiti” c’est un retour à l’état de grâce, un groupe à son apogée, dans sa plus grande diversité, et le dernier grand disque du dirigeable, qui assied pour l'éternité Led Zeppelin sur son trône indéboulonnable de seigneur du hard rock.
Tracklist :
1. Custard Pie (4:15)
2. The Rover (5:39)
3. In My Time of Dying (11:08)
4. Houses of The Holy (4:04)
5. Trampled Under Foot (5:36)
6. Kashmir (8:37)
7. In The Light (8:47)
8. Bron-Yr-Aur (2:06)
9. Down By The Seaside (5:15)
10. Ten Years Gone (6:34)
11. Night Flight (3:38)
12. The Wanton Song (4:08)
13. Boogie With Stu (3:52)
14. Black Country Woman (4:24)
15. Sick Again (4:42)
![]() |
| Credits Photo : © Virgin Radio |








Commentaires
Enregistrer un commentaire